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    Dernière mise à jour le 08/09/2016 Version mobile

II - PREAMBULE

 

Table des matières :

  1. Préambule
  2. Exemples

 

 

1. Préambule

Commençons par donner la structure d'une compilation \(\LaTeX\). L'utilisateur écrit un fichier *.tex qu'il compilera via un compilateur "latex.exe" en fichier *.dvi, fichier que l'on peut visualiser à l'écran. Selon la plateforme utilisée, il existe des convertisseurs permettant de transformer (sans perte de qualité visible) le fichier *.dvi en *.ps ou *.pdf. Dans la plupart des distributions de \(\LaTeX\), il existe aussi un compilateur permettant de passer directement du *.tex au *.pdf (son nom est pdftex.exe). L'avantage est que les liens hypertextes sont alors conservés, et l'on peut intégrer des images JPEG, mais ce compilateur n'est compatible avec les options (packages) de géométrie, en l'occurence Ps-tricks.

Tout document \(\LaTeX\) est composé d'un préambule et d'un corps de texte. Ce que l'utilisateur verra apparaître dans son fichier visible sera inscrit dans le corps du texte du document *.tex. Mais à quoi sert alors ce préambule ? Il sera à définir (en gros) à quoi ressemblera le document : on y indique la classe du document, sa taille (A4, A3, ...), la police utilisée et sa taille de base, la langue. On y définit aussi les paramètres du document : par exemple si l'on souhaite ou non avec l'indentation des paragraphes, créer des "macros" qui seront utilisables dans le corps du texte, ... Enfin, c'est aussi l'endroit où l'on charge d'autres options permettant de modifier la mise en page, d'ajouter des polices de caractères, etc.
Le préambule est constitué de la première ligne du *.tex jusqu'à la ligne \begin{document} (exclue). Le corps de texte contient les balises \begin{document} et \end{document}, et tout ce qu'il y a entre.

Donnons les lignes du préambule nécessaires au bon fonctionnement de la compilation d'un document :

  • la première ligne doit nécessairement être : \documentclass[a4paper, 11pt]{article}
    Il existe différentes classes de documents :
    (i) article, qui permet de créer de documents courts ;
    (ii) letter, qui sert (comme son nom l'indique !) à écrire des courriers ;
    (iii) report, qui permet de créer des documents plus longs que ceux créés avec la classe article ;
    (iv) book, qui permet d'écrire des livres ;
    (v) slides, qui permet de créer des transparents.

    Les différences entre les classes sont parfois minimes (par exemple, report et book se ressemblent comme deux gouttes d'eau), mais il est bon d'en connaître les principales :
    - la classe article ne gère pas les chapitres, ce que font report et book ;
    - book fait commencer par défaut les nouveaux chapitres sur les pages de droite (comme le veut la convention), contrairement à report.

    De manière générale, chaque commande de \(\LaTeX\) commence par \, prend des options en arguments entre crochets [...], et l'argument principal entre accolades {...}. Par conséquent, les options a4paper et 10pt seront ici appliquées à un document de classe article.

  • Les lignes suivantes ne sont pas obligatoires, mais conseillées pour pouvoir écrire un document \(\LaTeX\) dans de bonnes conditions...
    \usepackage[latin1]{inputenc} : permet de taper directement à l'écran, dans le fichier *.tex, les caractères accentués. Si cette ligne était absente, il faudrait utiliser une notation spéciale (et longue) pour faire afficher les accents (exemple : \^{a} au lieu de â) ;
    \usepackage[T1]{fontenc} : permet juste d'utiliser une nouvelle norme \(\LaTeX\) concernant le codage des caractères, qui n'était pas compatible avec les anciens documents créés avec \(\LaTeX\).
    \usepackage[french]{babel} : permet de spécifier au compilateur que l'on désire taper son document en français. Cela a des conséquences, notamment sur les césures (\(\LaTeX\) coupe automatiquement les mots s'il faut, en fin de ligne ; donc il est toujours préférable de lire "pa-pier" plutôt que "pap-ier" !)

  • Bien sûr, il existe des tas d'autres packages que vous pouvez inclure afin d'améliorer la rédaction de vos documents. Je citerai en particulier :
    - times, qui permet d'utiliser la police "Times New Roman" par défaut dans vos documents, sauf dans les environnements mathématiques (nous verrons plus loin ce que c'est) ;
    - mathptmx, qui permet d'utiliser cette même police dans le texte ET dans les environnements mathématiques ;
    - amsmath, amssymb, amscd, qui permettent d'ajouter une floppée de symboles, notamment les lettres d'ensembles, les caractères incurvés (utilisés généralement pour désigner l'aire ou le périmètre), etc. ;
    - fancyhdr, qui permet de personnaliser les en-têtes et pieds de page ;
    - color, qui permet d'utiliser de la couleur dans votre document ;
    - graphicx, qui permet d'insérer des images dans vos documents.

    Nous verrons des exemples d'utilisations de ces packages ultérieurement.

  • S'il vous faut une page de garde, c'est dans le préambule que vous "définirez" les différents éléments de votre page, qui seront appelés par la simple commande \maketitle dans le corps du document. Parmi les commandes utiles pour générer une page de garde, on trouvera particulièrement :
    - \title{} : où l'on mettra entre accolades le titre désiré ;
    - \author{} : où l'on mettra le nom de l'auteur entre accolades ;
    - \date{} : où l'on insère la date (\today entre accolades insèrera la date du jour au format standard (exemple : 10 avril 2011).

    Comme dit, ces commandes ne génèrent rien à l'écran, elles se contentent en gros de définir quel est le titre, l'auteur et la date. C'est exactement là où vous placerez \maketitle (entre le \begin{document} et le \end{document}) que LaTeX va générer automatiquement la page de garde.

 

2. Exemples

Ce site (trois liens d'exemples en bas de page) apporte pas mal d'exemples sur les pages de garde en \(\LaTeX\), utile pour bien les comprendre.